19 novembre 2006
Débourrage : "L'autonomie"
L'autonomie - Astrakan
Dans un précédent article sur l'Osthéopathie équine, nous vous présentions Astrakan, cheval Akhal-téké de trois ans en cours de débourrage.
Après le travail dans le rond, les problèmes de raidissement qu'il rencontrait se sont estompés, et Astrakan accepte de marcher et trotter avec son cavalier en toute décontraction.
Le cavalier est capable de contrôler, dans le rond, le mouvement du cheval quelles que soient ses réactions.
Cette étape franchie, il est temps de présenter à Astrakan un autre espace de travail : le manège.
Pour connecter le cheval mentalement, le travail à pied et en longe est indispensable dans ce nouveau lieu. Le cheval "gère" cette nouvelle étape sans cavalier sur le dos.
Lorsque Astrakan est décontracté et serein, Dominique le monte et lui propose des exercices que le cheval connaît déjà : cela le rassure et lui donne des points de repère.
Dominique bouge et touche Astrakan sur toutes les parties de son corps. Le cheval est calme, et sans crainte. Il prend conscience de l'autonomie du cavalier qui le monte et de l'absence de danger pour lui.
L’objectif consiste désormais à éduquer le cheval à sa propre « autonomie » : au départ, on occupe le cheval en lui laissant faire une ou deux foulées libres. Pendant ce temps, dit de « vacance », le cavalier ne lui demande rien. Puis on augmente le nombre de foulées ...
Premiers pas libres dans le manège.
Premier trot.
Cette phase de travail, si elle est bien menée, permet au cheval de « grandir », c'est à dire de se prendre en charge sans être constamment sous la dépendance du cavalier : le cheval apprend à être « autonome ». Au final, le cheval et le cavalier interagissent par le langage du corps. La communication s'établit par la gestion de l’énergie du cavalier, plutôt qu'avec les rênes.
C’est cela « communiquer » avec son cheval !
Nous présenterons au fur et à mesure la progression d'Astrakan...









